MUSIC POWER MES SOULIERS SONT ROUGES

Et nous revoici, nous revoilà pour notre rendez-vous musical hebdomadaire ! Avez-vous réussi à envoûter vos co-confinés, tel le serpent Kaa dans le Livre de la Jungle avec vos déhanchés voluptueux, en écoutant Yasmine Hamdan ? Aujourd’hui, messieurs, préparez votre plus beau sourire « Colgate », mesdames, ajustez vos tenues et appliquez bien votre mascara, car il va falloir charmer vos partenaires ! Nous vous embarquons pour un grand bal normand aveeeec…

Mes Souliers sont rouges !

Crédits photo Béa Gillot

L’aventure Mes Souliers sont rouges débute en 1991 avec Manu, Jimi, Michel, Deny et Gullivan : les cinq musiciens réinterprètent le répertoire musical traditionnel québecois, irlandais, cajun avec énergie et bonne humeur ! Si l’histoire du groupe a connu un grand succès dans les années 90-2000 (tournée internationale en Europe, aux USA, au Canada et en Australie), il a aussi vécu moult rebondissements : les musiciens changent au fur et à mesure (avec toujours Gullivan et Deny comme base), jusqu’à trouver sa forme actuelle. En 2019, soit 13 ans après la sortie de leur dernier album, ils reviennent tout fringants accompagnés des p’tits nouveaux : Eflamm, Jacky et Simon ! L’esprit de ce nouvel opus, Ce qui nous lie, reste inchangé par rapport à la formation d’origine, mais le répertoire est devenu bien plus « local » !

Vous pouvez retrouver l’album Ce qui nous lie à la médiathèque de Carnac! Et n’hésitez pas à cliquer sur les mots soulignés dans cet article pour écouter leur musique !

Le répertoire nord-américain du début de leur carrière a laissé place, petit à petit, aux chants traditionnels normands, ceux que l’on se transmettait oralement. Non que j’aime donc est le seul titre de l’album qui nous vient d’Outre-Atlantique. Du reste, il rassemble plusieurs titres recueillis au fil du temps, notamment par Yvon Davy, de l’association « La Loure ». Cette dernière a pour but de collecter et promouvoir la musique, les danses et chants traditionnels normands. Le ton est donné : en réinterprétant de vieilles chansons populaires les musiciens n’iront « plus faire l’amour aux filles » (Poil de chameau), tombent amoureux d’une jeune barbière (La Barbière) ou descendent leur culbute pour montrer leur lune aux p’tites grands-mères (surtout ne manquez pas le merveilleux clip Les Prunes) ! Vous l’aurez compris, avec eux l’ambiance ne peut qu’être festive et joviale ! Retour aux sources oblige, ils revisitent avec brio un titre qui a fait leur succès, Sur le bout du banc II.

Pour entraîner leur public dans un joyeux tourbillon, Mes Souliers sont rouges oscillent entre folk, chanson française, et même musique irlandaise avec le Uilleann pipe, le violon, la flûte… Mais il y a deux éléments qui ont forgé leur identité musicale à travers le temps, qui leur sont indissociables : le chant polyphonique et la podorythmie. Si vous voulez voir ce qu’est la podorythmie, c’est par ici ! A l’écoute de leurs morceaux, on est soudain pris d’une envie irrésistible de danser et de chanter avec eux !

D’ailleurs, nous ne pouvions pas clore cette chronique sans parler de leur incroyable bonne humeur communicative et de l’énergie positive qu’ils dégagent ! Les voir en concert, c’est comme manger des barres survitaminées en affichant un sourire large comme le Joker dans Batman, le côté effrayant en moins bien sûr !

Pour décrire leur album, l’adjectif « participatif » est tout à fait parlant : participation primordiale du public en live d’abord, mais aussi au moment du financement du projet. Cet aspect du groupe se caractérise également par le collectage des chansons comme nous l’avons vu plus haut. Comme le dit Gullivan :  «  […] la musique de tradition orale a une sorte de feu sacré qui se transmet et relie les générations, chacun façonne à son tour sans rester dans une forme figée. […] On peut la jouer quoiqu’il arrive, où que l’on soit, on peut la partager, la danser, la transmettre et la recevoir que l’on soit riche ou pauvre ». C’est effectivement ce qui fait la force de leur musique, car chacun peut participer : la voix elle seule suffit pour un chant collectif ! A l’image des titres de certains de leurs albums (Proches, Ce qui nous lie), Mes Souliers sont rouges rassemblent toutes les générations autour de notions, de valeurs très fortes ! La générosité, le partage en font partie et pour cela, ils seront toujours fidèles au rendez-vous !

Pour aller plus loin :

Pour avoir une idée de ce que ça donne en live avec Poil de chameau.

Reportage au 13h de TF1 sur le travail de collectage du groupe.

Une vidéo pour la campagne de financement Ulule de l’album, qui traduit bien l’esprit des musiciens !

Et s’ils vous ont plu, allez visiter leur site internet ou leur page Facebook : vous y trouverez notamment un bon moyen de soutenir la production musicale en commandant leur album 😉 !

Et voici d’autres artistes similaires dans nos bacs :

Debout sur le zinc Eldorado ; Les Ogres de Barback Comment je suis devenu voyageur et Du simple au néant.

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